Catharsis
- Marie Wermuth
- 7 déc. 2024
- 1 min de lecture
D’abord il y a la colère …
Celle de s’être fait dépouiller, escroquer, arnaquer.
Colère contre ces individus malveillants, sans conscience, sans valeurs, des coquilles vides prêts à tout subterfuge, manipulation, perversité pour remplir leurs poches sur le dos des autres.
Colère teintée de tristesse et de désenchantement envers ce monde où tout et tous deviennent potentiellement suspects, où il faut être sans cesse vigilants, en alerte, sur ses gardes.
La colère et son corollaire la honte …
Celle de s’être laissé piéger, balader sans avoir une seule seconde imaginêtre une victime « consentante », à l’insu de son plein gré, victime et complice à la fois.
Honte de se sentir si con, si naïve, si crédule…
Et tenter de se pardonner.
Jean- Michel Basquiat - Catharsis

Plaie d’argent n’est certes pas mortelle mais ô combien douloureuse dans de telles circonstances.
Puis arrive le temps de l’acceptation…
ou du moins celui de la résignation !
Accepter ce qui ne peut être changé, laisser couler, avancer malgré la blessure, avancer pour qu’elle puisse cicatriser jusqu’à n’être plus qu’une fine ligne blanche à peine visible et indolore…pas tout de suite mais un jour !
Dans combien de temps, nul ne le sait mais le plus tôt sera le mieux.
La réconciliation est en route, l’écriture, fidèle alliée et bon medecin, y participe.
La catharsis opère.
Derrière chaque écrit, quel qu’il soit, celui qui tient le crayon se dévoile plus ou moins, s’épanche, s’examine et purge.
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